عن رحيل فرانسوا ديلا سودا حفل تابين لقدماء معتقلي اليسار الجديد
رحيل فرانسوا ديلا سودا
François Della Sudda, principal responsable et fondateur des "Comités de lutte contre la répression au Maroc", créés en 1972 en France après les vagues répressions violations graves des droits de l’homme nous a quitté hier soir
Ancien professeur de lettres qui a enseigné au Maroc à la fin des années 60
Ses convictions ont toujours traduit son engagement politique contre l’ordre établi.
Durant toute la vie il a soutenu la lutte pour un Maroc démocratique et pour un Etat de droit . Il était un fervent défenseur de la cause du peuple marocain, du peuple palestinien et de tous les peuples opprimés
Ses camarades se souviendront longtemps de celui. Qui par sa simplicité, par son humanité, par sa droiture, a toujours su être du côté de la justice.
Mr DELASSUDA était de ces hommes désintéressés et modestes, pour qui seul comptait le service aux causes nobles.
Adieu MR DELASSUDA , par ton exemple d’humanité, de respect de l’autre, d’intégrité, de fidélité lucide à l’idéal de liberté , nous te remercions d’avoir été pour tous ceux que tu as défendu tout au long de ta vie un repère, cet exemple qui nous donne la force de continuer,, nous n’oublierons pas.
François Della Sudda, principal responsable et fondateur des "Comités de lutte contre la répression au Maroc", créés en 1972 en France après les vagues répressions violations graves des droits de l’homme nous a quitté hier soir
Ancien professeur de lettres qui a enseigné au Maroc à la fin des années 60
Ses convictions ont toujours traduit son engagement politique contre l’ordre établi.
Durant toute la vie il a soutenu la lutte pour un Maroc démocratique et pour un Etat de droit . Il était un fervent défenseur de la cause du peuple marocain, du peuple palestinien et de tous les peuples opprimés
Ses camarades se souviendront longtemps de celui. Qui par sa simplicité, par son humanité, par sa droiture, a toujours su être du côté de la justice.
Mr DELASSUDA était de ces hommes désintéressés et modestes, pour qui seul comptait le service aux causes nobles.
Adieu MR DELASSUDA , par ton exemple d’humanité, de respect de l’autre, d’intégrité, de fidélité lucide à l’idéal de liberté , nous te remercions d’avoir été pour tous ceux que tu as défendu tout au long de ta vie un repère, cet exemple qui nous donne la force de continuer,, nous n’oublierons pas.
Ancien professeur de lettres qui a enseigné au Maroc à la fin des années 60
Ses convictions ont toujours traduit son engagement politique contre l’ordre établi.
Durant toute la vie il a soutenu la lutte pour un Maroc démocratique et pour un Etat de droit . Il était un fervent défenseur de la cause du peuple marocain, du peuple palestinien et de tous les peuples opprimés
Ses camarades se souviendront longtemps de celui. Qui par sa simplicité, par son humanité, par sa droiture, a toujours su être du côté de la justice.
Mr DELASSUDA était de ces hommes désintéressés et modestes, pour qui seul comptait le service aux causes nobles.
Adieu MR DELASSUDA , par ton exemple d’humanité, de respect de l’autre, d’intégrité, de fidélité lucide à l’idéal de liberté , nous te remercions d’avoir été pour tous ceux que tu as défendu tout au long de ta vie un repère, cet exemple qui nous donne la force de continuer,, nous n’oublierons pas.
عبد الحميد امين متحدثا عن”فرانسوا ديلا سودا”
-س-لقد أخبرني”فرانسوا ديلا سودا”Sudda ،عن التقاطه السريع، لوجود تباعدات عميقة بين التنظيمين، وبأن الأمور لاتتقدم كثيرا؟
ج-يمكنها أن تتقدم…،فالمجال ميزه الانفتاح.فرانسوا ديلا سودا،شخصية رائعة، كان مديرا لدار المغرب، بعد أحداث ماي 1968 ، التي تخلفت عنها،جراء خدمتي العسكرية ! ولم أعد إلى فرنسا لإتمام الدراسة، سوى شهر أكتوبر1968، لكني وقفت على آثار الأحداث :كانت دار المغرب في أوج غليانها،مع مفهوم نظام الإدارة المشتركة، الذي تكلمنا عنه كثيرا، خلال تلك الحقبة. لقد أشرفنا معا،نحن الطلبة بواسطة هيئتنا للمقيمين،إلى جانب ديلا سودا، في تسيير شؤون الدار.
A la mémoire de François Della Suda
Hommage à un militant
Une époque de despotisme avéré
En 1972, la répression dominait le paysage politique et social du pays ; il n’y avait au Maroc aucune organisation de défense des droits humains, et très peu de mobilisation civile en faveur des droits et des libertés publiques et individuelles. Le trait distinctif de l’époque était d’abord le règne de la terreur, à telle enseigne que les gens au lieu de se parler, se murmurer pour échanger des informations. Les syndicats et les partis politiques organisés de l’opposition étaient asphyxiés, et même s’ils exprimaient quelques revendications à propos des droits humains , la timidité des demandes formulées, et une attitude sectaire communément partagée, faisaient que chaque émetteur se préoccupait seulement des siens (positionnement et militants), les autres importaient peu !
Ainsi la répression des oppositions traditionnelles avait à l’étranger un écho dénonciateur faible et si peu d’impact ; mais celle qui affectait les nouvelles expressions politiques naissantes, se déroulait en silence ou presque, à travers la relative indifférence du sectarisme et l’absence de toute initiative à l’extérieur.
Alors que les horizons s’assombrissaient avec les putschs militaires, la répression généralisée faisait de moins en moins quartier. C’est ainsi que l’idée a commencé de germer localement, pour la création d’une structure nationale, destinée à la dénonciation de la répression et la sensibilisation autour des droits humains et des libertés publiques dans le pays. Une idée extraordinaire certes, mais bien précoce pour pouvoir trouver son chemin à la réalisation.
Il était déjà très difficile de surmonter les tiraillements qui déchiraient ses propres protagonistes, et elle n’avait aucune chance d’aboutir dans le cadre légal et public ; les autorités de l’époque étant si rigides ; en rejetaient radicalement le principe !
Finalement c’est à la sollicitation de certains exilés de la gauche marxiste, que des militants de la gauche en France ont répondu présents ; le projet se réalisa à Paris .De cette demande interne espérée par les mouvements de la gauche au Maroc, sont nés les comités de Lutte contre la répression à l’étranger, donnant la possibilité de faire connaitre la répression sévissant au Maroc et offrant une voix pour la dénoncer à une gauche dont certains ne voulaient même pas entendre parler.
Entre février et mars 1972, le premier Comité de Lutte contre la Répression voit le jour à Paris et se lança dans la constitution des dossiers sur les détenus politiques au Maroc. Au sein du Comité parisien, émergeait François Della Suda comme la cheville ouvrière de cette initiative. Il sera le point de convergence de plusieurs affluents ; des exilés marocains, quelques militants de la gauche française, l’AMF, ATMF, des avocats français (Martinet et Leclerc ……) et des membres actifs de La ligue des droits de l’homme et d’Amnesty international sensibles à la situation au Maroc.
Qui était François Della Suda ?
Simplement un homme engagé depuis sa tendre jeunesse. On le retrouve membre fondateur du Parti socialiste unifié français en 1960.
Mais déjà auparavant , alors que la Guerre d’Algérie battait son plein, il avait soutenu le FLN et le droit des Algériens à l’indépendance. Parti en Algérie il y a travaillé dans l’enseignement, puis s’est retrouvé au Maroc avec le même statut au début des années soixante, avant d’en être expulsé.
Engagé pour l’Algérie, la Palestine, le Maroc et la Tunisie, il l’était aussi contre les violences racistes en France, les discriminations, les abus policiers, pour les droits des étrangers et le droit de vote des résidents non communautaires…….
On le retrouve encore récemment avec les femmes du Maghreb dans leur combat pour l’égalité …….
Ainsi ,dans tout le parcours de cet homme, l’engagement était presqu’une nature ; il se retrouvait souvent face au hasard de nouvelles causes, qu’il reprenait à son compte, les adoptait encore et repartait à la bataille….
Les questions relatives au Maroc avaient toutefois une présence particulière dans son itinéraire .Et le Maroc dont il fut expulsé par les autorités l’a même rattrapé encore à Paris ; lorsqu’il devint directeur de la Maison du Maroc en 1968, en pleine période révolutionnaire en France même, et à l’accueil de toutes les oppositions du Sud de la Méditerranée…..
Bref, c’est cet homme là qui joua un rôle primordial au sein des CLCRM. Ceux ci publiaient un bulletin mensuel, qui rapportait les informations sur la répression se déroulant au Maroc. Celui-ci était destiné à la sensibilisation des médias et des politiques en France sur le sujet .Il parcourait pourtant toute l’Europe où des comités s’étaient constitués dans beaucoup de pays et de villes (Belgique Hollande Allemagne …). Le bulletin traversait aussi la Méditerranée parvenant jusqu’au Maroc. Dans nos prisons quelques fois, il arrivait à se glisser clandestinement jusqu’à nous, nous assurant que nous n’étions pas seuls face à nos geôliers.
Un homme intraitable qui dérange
François Della Suda fut un militant égal à lui-même et ce, jusqu’à ses derniers souffles (« Souffles « était aussi le nom de cette revue marocaine qu’il a parrainé en France après son interdiction et la détention de son directeur et poète Abdellatif Laabi au Maroc).
Homme révolté contre les injustices il s’est employé à les dénoncer avec force, tant celles qui ont croisé son chemin ; comme celles qu’il est allé affronter et dénoncer de par sa propre détermination...
Certains voyaient parfois dans ses positions une certaine rigidité, peut-on lui reprocher d’avoir préféré le dépouillement de la vérité aux artifices du mensonge ? Les risques de la morale au cynisme des diverses autorités ? La force du droit à l’arbitraire ?
Parce qu’ intraitable sur ce qu’il croyait être juste, il fut parmi les rares à nos côtés, aux moments les plus difficiles de nos propres combats, sans jamais nous demander si on avait les mêmes opinions que lui !
Il est venu nous réconforter au moment où d’autres vrais /faux ami(e)s avaient préféré nous ignorer, s’éloigner de nous, nous fuir comme la peste, voire nous attaquer parfois.
Il faut le reconnaitre , s’il n’y avait pas en 1977 des comités de lutte contre la répression au Maroc ; s’il n’y avait pas de François Della Suda ;et quelques unes (et quelques-uns) comme lui , toutes et tous, ces militant(e)s pour les droits humains à travers l’Europe et l’Amérique, lesquel(le)s ont agi et fourni de nombreux sacrifices , subi de nombreux préjudices à cause de nous , disons-le, s’ils n’étaient pas là ; les archaïsmes du pouvoir politique marocain se seraient autrement déchaînés, avec plus d’horreur et de terreur encore contre nous.
Aujourd’hui ce n’est pas fini,
Nous avons encore et toujours besoin d’efforts pour développer au Maroc la conscience de mieux défendre et protéger les droits, les libertés, et les militants de ce pays . Il ya toujours chez nous tant d’injustices nécessitant, appelant ou exigeant les engagements des humains qui y vivent. Aujourd’hui, comme hier, nous avons besoin d’une solidarité internationale même si le contexte a changé.
Nous avons encore besoin de personnes engagées à l’exemple de FDS ; pour assister et accompagner les nouvelles générations de militants ici et ailleurs, pour les causes de la liberté et de la dignité humaines. Cela ne sera pas en copie conforme, l’engagement ne se clone pas, déjà lui ; François, n’était pas pour les équivalences parfaites, il assumait les différences, aussi les versions du jour seront novatrices et aussi surprenantes que le furent les CLCRM ; A nous, et à celles et ceux qui sont concernés, de les découvrir et les inventer !
Qu’ai-je reçu comme leçon de cette expérience ?
Le fait qu’une personne comme moi, avec les résidus des archaïsmes culturels de notre société, et mon rudiment marxiste léniniste initial, ai pris conscience de la notion de droit humain, fut lui-même un apprentissage très long, Certains oublient parfois que les acteurs du changement subissent eux-mêmes, dans leur esprit ou leur fort intérieur, les épreuves de leur propre changement, pas la peine de chercher dans ce vocabulaire le « binarisme » du bien et du mal , l’itinéraire humain c’est forcément tout complexité. Le rapport à la diversité et aux différences est une initiation permanente.
La lutte, quant à elle, ne peut que continuer, je me rappelle que le jour ou je suis sorti de prison en mai 1989, les prisonniers de Tazmamart souffraient encore leur calvaire. Les Marocains, nous, avons fait du chemin depuis, mais …
Aujourd’hui nous avons les jeunes d’Al hoceima et d’autres qui souffrent …
Des ami(e)s irremplaçables
Enfin, en cet homme, je voudrais honorer aussi-sans citer de noms- plusieurs générations de militants français qui ont aimé et soutenu les combats du peuple marocain. Della Suda avait l’avantage d’appartenir à une catégorie hybride, il a connu l’avant et l’après mai 68, je ne peux oublier ni la solidarité des uns ni des autres. Envers eux et elles, nous avons un devoir de mémoire, le même que nous avons pour les « nôtres »(d’ailleurs sont ils vraiment « les autres » ?) tous et toutes, sans exception. Rappelons-le, la visibilité n’a touché que quelques unes et quelques-uns, les autres beaucoup plus nombreux, sont restés dans l’anonymat et l’ombre .Portons-les toutes et tous dans nos cœurs, le souvenir de leur courage nous donnera la force d’inventer les futurs chemins de la dignité et de la liberté, pour toutes et tous.
Le 10/2/2018 à Rabat
Bachir Znagui



































































































































































ليست هناك تعليقات:
إرسال تعليق