أمين عبد الحميد يحكي تجربة التجنيد الإجباري .. تكريس للخنوع و"تنكيل بالمناضلين" وفقرة من كتاب الراعي الصغير تتحدث عن الموضوع...
أمين يحكي تجربة التجنيد الإجباري .. تكريس للخنوع و"تنكيل بالمناضلين"
Malheureusement pour lui, la quiétude n’allait pas durer. Des gendarmes se
présentèrent au lycée et demandèrent au jeune de se présenter à la caserne d’El Hajeb
dans 48h. Une fois le délai passé, le petit serait en état d’arrestation. On ne babine pas
avec le « devoir national » et encore plus avec l’armée de Sidna. C’était concis, claire
et net.
Le petit téléphona à son père. Celui-ci était au courant. Les gendarmes du bled
avait reçu un message (pourquoi ???).
Le jeune apprit la désagréable nouvelle à son parti. Thami Elkhyari (cadre du
parti, futur ministre makhzenien) qui était en visite à Meknès, conseilla au jeune
d’aller voir le général Bougrine (un cousin à lui) qui était chef de la région militaire
meknès- Tafilalt dont le siège se trouvait à Meknès. Le jeune ne donna aucune suite à
ce « conseil de camarade », car il était impossible à un « morveux » d’arriver jusqu’à
un tel dignitaire du makhzen. Signalons que le général Bougrine a été fusillé avec
d’autres (sans jugement) au lendemain de la première tentative du coup d’Etat de 10
juillet 1971.
Le jour « j », le jeune communiste se retrouva à El Hajeb. Son père l’attendait. Il
devrait passer (pour la forme) devant une commission militaire. La commission était
présidée par Ababou (commandant à l’époque et chef de la garnison d’El Hajeb). Il
mourut au cours des combats de la même tentative du coup d’Etat (avec le grade de
colonel). Il était le véritable cerveau de la tentative de juillet 1971.
En se présentant devant la commission, un sous-officier arriva et chuchota
quelque chose à l’oreille d’Ababou. Ce dernier lui demanda à haute voix d’amener
l’intrus. Le père arriva avec son turban d’amazigh. Il expliqua que c’était son fils qui
était devant la commission et que de toute façon en cas de l’enrôlement forcé, il se
suiciderait devant la caserne (effectivement il avait tenté le coup devant la caserne).
Et m’a juré par la suite qu’il avait pris cette décision.
« En apprenant » que le jeune était lycéen, qu’il allait passer son bac
mathématique dans quelques semaines…il fixa le père et dit en tamazight :
« raccompagne ton fils. L’enseignement ne doit pas être réservé à leurs rejetons. »
Le jeune ne crut pas ses oreilles. Ce qui ne l’empêcha pas de regagner
« philosophiquement » le lycée.
Des mois après, Amine Abdelhamid n’aura pas eu la même « chance ». Il allait
passer « son devoir national » sous le commandement du terrible Ababou.
Cet « incident » de parcours ne fit que recharger la batterie de la rage antimakhzenienne de l’ex petit berger.
Le lycéen reprit la préparation de son examen de bac quand la situation s’explosa

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