Le Parti communiste Marxiste-Léniniste du Bénin soutient fermement Maître Marie Elise-Gbèdo
Le Parti communiste Marxiste-Léniniste du Bénin soutient fermement Maître Marie Elise-Gbèdo
Le 08 Décembre 2011, en marge de la journée de lutte contre la corruption, la Garde des sceaux, Ministre de la Justice, de la législation et des droits de l’Homme, maître Marie Elise Gbèdo, a déclaré entre autres :
« Tous les magistrats sont corrompus... La justice est par terre etc... ».
Il s’en est suivi un tollé de la part du bureau de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin (Unamab). Une déclaration publique a été faite en guise de riposte. Une Assemblée générale des magistrats du Bénin est prévue pour le vendredi 16/12/2012.
Le bureau de l’Unamab a considéré ces propos comme "manifestement excessifs, indécents, inconvenants, outrageants et franchement provocateurs. . . "
L’objectif de la Garde des sceaux serait de s’attirer les soutiens de Monsieur le président de la République, de préparer l’opinion publique contre les magistrats.
Pour l’Unamab, la Garde des sceaux sape les intérêts du peuple béninois, annihile les efforts du Président de la République pour attirer les investisseurs dans notre pays.
A lire les propos de l’Unamab, on eut cru que c’est la dénonciation de la corruption à la justice qui est maléfique et non le fléau lui-même.
Et comme solution finale au phénomène, après avoir énoncé les pouvoirs disciplinaires du Conseil supérieur de la magistrature, l’Unamab demande à la Garde des sceaux de démissionner de son poste.
"C’est justement au dépôt de charges que nous voudrions conséquemment et très respectueusement l’inviter." Le propos est ahurissant et tout citoyen épris de justice, de probité et décidé à lutter contre la corruption en général, la corruption en milieu judiciaire en particulier, se doit de réagir car la solution normale pour une personne qui a à cœur la lutte contre la corruption est d’y faire face, de lutter de toutes ses forces contre le phénomène hideux. Or l’Unamab propose la démission devant le fléau, l’abandon des charges ministérielles !!
Il est vrai, tous les magistrats du Bénin ne sont pas corrompus. Mais la corruption à la justice est devenue un tel fléau qu’à l’occasion de sa fonction et, à coup sûr, au vu des dossiers dont elle a connaissance, Marie Elise Gbèdo n’a pu se retenir.
Le phénomène la frappe avec une force aveuglante, incontournable, horrible et elle s’écrie : "Horribile visu !!! (Horrible à voir !)". A-t-elle tort de décrire le phénomène tragique, elle dont la fonction, bien comprise, est de nettoyer les écuries d’Augias en dépit des protestations véhémentes du même Augias ?
Le peuple est depuis longtemps convaincu que maître Marie-Elise Gbèdo dit haut ce qu’il pense et dit tout bas. Il leur aurait suffi de tendre l’oreille pour s’apercevoir de leur mauvaise réputation.
Le seul conseil salutaire à donner à l’Unamab est d’avoir le profil bas car le bon droit n’est pas de son côté.
Dans sa longue bataille contre la corruption (notamment en milieu judiciaire), le Pcmlb qui y a laissé des plumes, trouve singulièrement un allié de poids provenant de la bourgeoisie. A l’occasion d’une fonction ministérielle, Maître Marie-Elise Gbèdo a découvert la profondeur et l’étendue de la corruption en milieu judiciaire singulièrement en milieu magistral.
Le peuple béninois qui souffre au quotidien des nuisances de la corruption en milieu judiciaire s’écrit : « Ne tirez pas sur Gbèdo. Elle A raison !!!" Et le Pcmlb y ajoute : « II faut aller plus loin, dessoucher le mal par des mesures radicales qui permettent d’écraser la vermine et ses suppôts ! ».
L’essentiel à retenir est le caractère plébiscitaire de la corruption en milieu judiciaire et singulièrement magistral et le désir de l’éradiquer.
Il était de bon ton qu’à l’occasion de la célébration de la journée de lutte contre la corruption, cette vérité soit dite sinon les marches et autres discours de Yayi Boni contre la corruption ne seraient que rodomontades et vaines forfanteries.
Autrement, il y aurait de quoi désespérer le peuple travailleur !!!
En effet, qu’il existe des juges corrompus ou indélicats, c’est l’opinion la mieux partagée au Bénin. Pourtant, à l’exception de quelques hommes ou groupes, personne n’ose le dire ouvertement et y apporter les solutions idoines. Personne n’ose aborder les solutions secteur par secteur.
En dehors de quelques discours généraux des Gardes des sceaux successifs sur le sujet, jamais avant Maître Marie-Elise Gbèdo, un ministre de la justice n’a osé enfoncer le couteau dans la plaie béante et insupportable ainsi qu’elle l’a fait. Elle a d’ailleurs l’habitude des grandes premières et le Pcmlb qui a toujours combattu la corruption l’en félicite !!! Mais la lutte contre la corruption ne doit pas s’arrêter à des discours tapageurs et à des effets de menton.
II faut prendre les mesures adéquates et immédiates pour sanctionner ceux qui sont convaincus de corruption ou qui ne peuvent justifier de décisions qui tordent le cou au droit.
Il faut créer une revue qui puisse publier les décisions de justice avec des commentaires autorisés. Ouvrir des enquêtes sur ceux que la clameur publique accuse de corruption.
Eviter de promouvoir des juges dont la réputation de corruption est établie.
Ne pas réhabiliter ou recaser dans les ministères des juges condamnés pour corruption, fraude etc...
Rétrograder les juges dont au moins trois décisions dans l’année ont été annulées en appel ou cassés à la Cour suprême car ce sont là des signes de corruption ou d’incompétence (cette mesure est déjà appliquée en Côte d’ivoire !!!).
Engager des poursuites pénales contre les magistrats à l’encontre desquels sont réunis des indices graves et concordants de corruption.
Supprimer l’impunité qui sévit dans la magistrature car c’est le fondement de la corruption des magistrats et de leur révolte contre la vérité des faits.
Examiner les signes extérieurs de richesse des magistrats ainsi que ceux de leurs enfants et épouses. Instaurer l’élection et la révocation des juges par les usagers.
La formation des juges doit les amener à se débarrasser de l’idée qu’après Dieu c’est eux ou que leur volonté est supérieure à la loi.
En effet les décisions prises à l’emporte-pièce, sans considération de la loi, assassinent l’intelligence car elles découragent l’achat d’ouvrages de droit ou de culture juridique puisqu’ils sont inutiles dans le système judiciaire béninois.
Il arrive que des entrepreneurs ou des justiciables n’ont pour souci premier que de connaitre le nom du juge en charge de leur dossier afin de s’en rapprocher et d’obtenir des passe-droits.
Il arrive aussi que le résultat des examens professionnels soit faussé par le poids de l’argent.
Enfin, le Conseil supérieur de la magistrature doit rendre effectives les sanctions disciplinaires et ne pas laisser les dossiers en suspens pendant 5, 6 voire 10 ans.
Telles sont les mesures immédiates de salubrité publique que les communistes prendraient dès leur arrivée au pouvoir. Cela aidera à la consolidation de la déontologie et de la morale des jeunes magistrats entrant dans la profession au lieu de voir défiler de jeunes turcs aux longues dents dont l’avidité est effrayante.
Cela encouragera aussi les magistrats honnêtes à résister aux tentations.
A bas la délinquance en bavette blanche !!!
Cotonou, le 16 Décembre 2011
Le Pcmlb

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