عن الكاتبة رشيدة يعقوبي Rachida Yacoubi
Du courage, Rachida Yacoubi n’en manque pas. Lorsqu’à 43 ans, elle prend la plume pour écrire sa vie, ses enfants se moquent d’elle. En effet, qui pouvait prévoir que cette femme au foyer, armée de son seul Certificat d’Études, deviendrait un jour l’auteur d’un livre aussi cru que Ma Vie, mon Cri? Ce revirement, Rachida ne le doit pas à la découverte subite de son talent d’écrivain, mais à sa destinée. Né d’un besoin vital, ce livre est parti comme un cri de cette âme en détresse. Une âme qui s’est fait un devoir de témoigner, de raconter comment une jeune femme de bonne famille se voit plonger, du jour au lendemain, du nid douillet de la bourgeoisie casablancaise dans l’univers sordide des bidonvilles. Et pourtant, le crime de Rachida se résume en un mot : authenticité. Pour avoir dit non à la soumission maritale, pour avoir refusé de trahir son identité : celle d’une mou-e-mina en jeans, elle bascule avec ses enfants dans l’enfer de l’exclusion. Ce sont ces premiers pas, cette lucidité presque miraculeuse, même si elle est le fruit de la douleur, qu’elle nous livre ici. Son cri est quelquefois violent, dérangeant, comme toutes les choses sorties du coeur, bien plus viscéral que littéraire, mais aussi bien plus propre à provoquer des réflexions, voire des remises en cause.
Du courage, Rachida Yacoubi n’en manque pas. Lorsqu’à 43 ans, elle prend la plume pour écrire sa vie, ses enfants se moquent d’elle. En effet, qui pouvait prévoir que cette femme au foyer, armée de son seul Certificat d’Études, deviendrait un jour l’auteur d’un livre aussi cru que Ma Vie, mon Cri? Ce revirement, Rachida ne le doit pas à la découverte subite de son talent d’écrivain, mais à sa destinée. Né d’un besoin vital, ce livre est parti comme un cri de cette âme en détresse. Une âme qui s’est fait un devoir de témoigner, de raconter comment une jeune femme de bonne famille se voit plonger, du jour au lendemain, du nid douillet de la bourgeoisie casablancaise dans l’univers sordide des bidonvilles. Et pourtant, le crime de Rachida se résume en un mot : authenticité. Pour avoir dit non à la soumission maritale, pour avoir refusé de trahir son identité : celle d’une mou-e-mina en jeans, elle bascule avec ses enfants dans l’enfer de l’exclusion. Ce sont ces premiers pas, cette lucidité presque miraculeuse, même si elle est le fruit de la douleur, qu’elle nous livre ici. Son cri est quelquefois violent, dérangeant, comme toutes les choses sorties du coeur, bien plus viscéral que littéraire, mais aussi bien plus propre à provoquer des réflexions, voire des remises en cause.

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