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بذكرى الشهيد الخالد منتصر بريبري*زين بريبري

 8 février 2013

Cher Mountassir,
Comment évoquer ta mémoire aujourd’hui?
Comment pourrais-je oublier ces jours anciens où, encore enfant, nous allions pique-niquer à Sidi moussa ?
C’était comme un pèlerinage tant la distance nous paraissait énorme.
Saches que Sidi moussa est maintenant un quartier de ta ville, Salé! Comment évoquer ta présence sans se rappeler des matches de foot interminable que nous disputions à la plage de Salé?
Comment ne pas se souvenir des cris de joie que tu provoquais chez nos tantes?
Ceci pourrait apparaître comme un lieu commun, même si pour moi c’est le sel de la vie.
Il me reste de toi le souvenir de ton implication avec les gens simples.
Oui, il nous reste de toi ton implication au ciné-club de Salé, au cinéma l’Opéra qui rythmait nos dimanches des années 74-75.
Oui, il nous reste de toi cette grève menée au lycée Plateau contre la réforme des examens du baccalauréat en octobre 1975. A l’époque j’avais 15 ans et tu penses bien que je ne mesurais pas la portée de nos actions: j’ai appris, bien plus tard, que cette grève avait provoqué une crise gouvernementale.
Pendant ces années de lutte nous avons obtenu l’institution d’une amicale de lycéens pour nous représenter face à l’administration.
Oui, nous nous sommes accrochés à un rêve et avons mis nos pas dans ceux de nos anciens, en prenant l’exemple de notre père résistant qui, à l’Indépendance, refusa toute rétribution pour son engagement.
Oui, tu as été fidèle à l’âme des martyrs du 23 mars 1965 et tu sortais en pleine nuit pour inscrire sur les murs de la ville des sentences afin que personne n’oublie leur sacrifice. Tu incitais les lycéens à faire grève: c’était pour toi un devoir.
Je me souviens de ce jour d’été où tu as demandé à notre chère mère de te préparer une soupe afin d’aller la vendre devant les usines. C’était pour toi la manière et le moment de prendre contact avec le monde ouvrier en dehors des livres. Je me souviens du dialogue qui a suivi avec Zoubida qui t’a convaincu qu’il fallait préparer la dite HSOUA avec de l’ail et non avec du lait.
Je me souviens de ce jour où nombreux nous assistions à une conférence du Dr ABED AL JABRI, cet immense penseur. Oui, je me souviens de notre altercation avec lui, concernant son positionnement politique. Oui, nous étions motivés à rappeler à toute une génération son devoir de résistance, car nous avions peur qu’elle abandonne le combats des anciens. Nous avons omis d’écouter les enseignements de ce savant, mais c’était le temps de notre jeunesse et lui s’amusait de cette situation. Nous avions seulement à moitié raison, mais nous aurions dû l’écouter et apprendre d’avantage de son savoir.
Voilà qu’en ce jour du 23 avril 1976 notre élan de jeunesse est brisé : les agents de répression se présentent devant la porte après t’avoir cherché au lycée. S’ensuivent des années de clandestinité dans ton propre pays.
Cet exil intérieur était une souffrance réelle mais toi tu ne donnais jamais l’impression d’être accablé par quoi que ce soit. Tu continuais ton activité militante sans se soucier des blessures.
Oui, tu as continué à t’impliquer dans le réseau de ciné-club de Mohammadia; tu t’es intégré à la jeunesse des quartiers populaires AL ALIA.
Je me rappelle de ce jour, pendant ma propre période d’exil intérieur, où je me baladais dans un souk à Casablanca et me retrouvais face à toi déguisé en marchant de légumes ambulant. Tu étais véritablement établi au sein des masses populaires; tu connaissais leurs conditions de vie dans la mesure où toi-même tu les subissais quotidiennement: il fallait se lever de bonne heure pour gagner sa vie, malgré le harcèlement des forces auxiliaires.
Je me souviens de ce jour du 21 juin 1981, ou plutôt du lendemain. Une petite poignée de militants politiques s’était retrouvée pour analyser les évènements et parler des émeutes. Comme d’habitude dans de telles circonstances et dans les mouvements comme le nôtre, se dégageaient deux positions.
L’une, qui soutenait que les émeutes n’avaient pas d’avenir parce qu’elles n’étaient pas encadrées par l’avant-garde que nous étions censé représenter, l’autre, qui s’interrogeait sur la capacité de cette avant-garde à sentir le mouvement populaire.
Je me souviens bien de ton regard et surtout de ta déception de voir des militants aguerris évoquer la nécessité d’organiser et d’encadrer les masses et refuser de prendre part au mouvement.
Oui, je t’ai vu heureux, amoureux comme un adolescent. Je me rappelle ce jour, ou plutôt cette nuit, où, tous les deux, nous avions rendu visite à notre chère mère OMI ZOUBIDA, avec l’aide de notre complice de toujours, le regretté NAJIB. Le lendemain, sur le chemin du retour j’ai vu dans tes yeux la joie de l’enfant qui a pu voir sa mère, mais surtout j’ai pu lire que cette dernière t’avait donné l’autorisation de fonder une famille, d’avoir des enfants et de continuer ton combat. C’était quelques jours avant ta disparition.
Il y a 30 ans que tu as disparu et moi j’ai choisi l’exil.
En arrivant en France, beaucoup de personnes s’attendaient à me voir témoigner et jouer un rôle particulier. Ceci impliquait de sortir de ma réserve et d’endosser l’habit du héros, celui du représentant en France d’une famille, le porteur d’un nom. Alors je me suis souvenu de ce jour où, NAJIB HABIB, Toi et moi, écoutions cet enregistrement de SAWT AL ASSIFA, une émission radiophonique destinée aux immigrés maghrébins produite par le mouvement de travailleurs arabes. Ce fut pour moi le déclic: au lieu de jouer au héros, j’ai alors choisi de m’engager corps et âme auprès de l’immigration.
Cher Mountassir,
Si aujourd’hui je t’écris ces quelques lignes, c’est à la demande de personnes chères. Je ne me suis jamais autorisé à te pleurer; oui, je n’ai jamais pu te pleurer, oui, j’ai refusé ta disparition; j’ai cru et je continue à croire en ta présence. Chaque soir, je me retourne vers toi pour évaluer la journée, comme à l’époque où l’on était obsédé par la critique et l’autocritique.
A 53 ans, j’aurais aimé pouvoir échanger avec toi sur les éléments factuels de ma vie quotidienne. J’aurais aimé que tu sois là pour me donner ton conseil sur les décisions qui engagent mon avenir.
Voilà que tu as choisi de partir avant nous tous, comme si tu nous disais: « Est-ce que vous êtes capables de continuer l’œuvre?» Oui, quotidiennement j’attends de toi un clin d’œil, témoin de notre complicité, un signe. J’en ai besoin.
Oui, j’aurais aimé te présenter Amin, ton neveu. A sa naissance, il y a 18 ans, nombreux ont été ceux qui se sont étonnés parce que je ne l’avais pas prénommé Mountassir. Premièrement, sache que tu as déjà un neveu qui porte ton nom et il en est digne. C’est une des fiertés de la famille. Il est tenace comme toi.
Ensuite, Amin, c’est notre fidélité à cette histoire; il me questionne souvent sur la famille, mais je n’arrive pas à mettre des mots justes pour expliquer cette vie douloureuse. Il est conscient du devoir, néanmoins, on dirait qu’il se protège, contrairement à nous deux. Fouzia mon épouse me pousse pour que je transmette une partie du puzzle.
Lina, ta nièce, a 13 ans. Chaque jour me rappelle la chanson d’Ahmed QUAABOUR, que toute notre génération a chanté.
Oui, je crois à la force de l’esprit. Tu n’étais pas un grand intellectuel, mais tu savais nager dans la subtilité des éléments. Ton courage, ta persévérance, restent pour moi ta marque de fabrique. Malgré ton aversion pour les militants qui n’arrêtaient pas de faire des citations, il y en a une que nous avions à l’époque fait nôtre, celle d’ABBAS MAHMMOUD AL AKKAD : «Soyez honnête, digne de confiance, non pas parce que les gens méritent honneur et honnêteté, mais parce que vous n’êtes pas sans valeur et vous ne méritez pas la trahison». Cette citation de ce grand écrivain te plaisait à double titre parce que c’était ta pensée et secondairement parce que «Abbas» était ton nom de guerre, comme on disait à l’époque.
Je me rappelle de ce jour de juin 1982 alors que les troupes israéliennes envahissaient le Liban, tu avais choisi d’organiser le soutien au peuple palestinien. Je me rappelle que, lorsque tu as tendu un ticket à un jeune adulte pour participer financièrement au soutien de la résistance, ce dernier t’avait répliqué que chez lui il avait 7 palestiniens qui mourraient de faim; je me rappelle comment tu as pris 5 dirhams de ta poche en lui disant «Prends cette petite somme, ce sont les Palestiniens qui t’aident à supporter la misère de ce monde». S’en est suivi une grande discussion. Tu étais ainsi, proche des gens simples.
Si je dois résumer ce que tu nous as légué, cher Mountassir, je laisse le poète républicain espagnol Antonio Machado le clamer mieux que moi :
Jamais je n’ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire des hommes
Laisser mes chansons
Mais j’aime les mondes subtils
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J’aime les voir s’envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
À demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre ?
Chantez en cœur avec moi :
Savoir ? Nous ne savons rien.
Venus d’une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons.
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme.
Une clef inconnue ferme les trois coffres.
Le savant n’enseigne rien, lumière n’éclaire pas
Que disent les mots ?
Et que dit l’eau du rocher ?
Voyageur, le chemin
C’est les traces de tes pas
C’est tout ; voyageur,
il n’y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur ! Il n’y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer.

8 فبراير 2013

عزيزي منتصر،

كيف يمكنني أن أستحضر ذكراك اليوم؟
كيف يمكنني أن أنسى تلك الأيام القديمة حين كنا، ونحن ما زلنا أطفالاً، نذهب للنزهة في سيدي موسى؟
كان الأمر أشبه بحجّ، إذ كانت المسافة تبدو لنا شاسعة.

اعلم أن سيدي موسى أصبح اليوم حيّاً من أحياء مدينتك، سلا!
كيف يمكن استحضار حضورك دون أن نتذكر مباريات كرة القدم التي لا تنتهي التي كنا نخوضها على شاطئ سلا؟
كيف لا نتذكر صرخات الفرح التي كنت تثيرها لدى عمّاتنا؟

قد يبدو هذا كلاماً مألوفاً، لكنه بالنسبة لي ملح الحياة. لقد بقي لي منك ذكرى انخراطك مع الناس البسطاء.

نعم، بقي لنا منك انخراطك في نادي السينما بسلا، في سينما الأوبرا التي كانت تؤثث أيام آحادنا في سنوات 1974-1975.
نعم، بقي لنا منك ذلك الإضراب الذي قُدته في ثانوية الهضبة ضد إصلاح امتحانات البكالوريا في أكتوبر 1975. آنذاك كنت في الخامسة عشرة من عمري، وكنت تدرك أنني لم أكن أقدّر حجم ما نقوم به؛ لقد علمت لاحقاً أن ذلك الإضراب تسبب في أزمة حكومية.

خلال تلك السنوات من النضال، حصلنا على إحداث جمعية لطلبة الثانوي لتمثيلنا أمام الإدارة.

نعم، تمسكنا بحلم، وسرنا على خطى من سبقونا، مقتدين بوالدنا المقاوم الذي رفض، بعد الاستقلال، أي مقابل لنضاله.

نعم، كنت وفياً لروح شهداء 23 مارس 1965، وكنت تخرج في جنح الليل لتكتب على جدران المدينة عبارات حتى لا ينسى أحد تضحياتهم. كنت تحثّ التلاميذ على الإضراب؛ كان ذلك بالنسبة لك واجباً.

أتذكر ذلك اليوم الصيفي حين طلبت من والدتنا العزيزة أن تُعد لك حساءً لتذهب وتبيعه أمام المصانع. كانت تلك طريقتك للاتصال بعالم العمال خارج الكتب. وأتذكر الحوار الذي دار مع زبيدة، التي أقنعتك بأن إعداد “الحساء” يجب أن يكون بالثوم لا بالحليب.

أتذكر ذلك اليوم حين حضرنا، ونحن كُثر، محاضرة للدكتور محمد عابد الجابري، ذلك المفكر الكبير. نعم، أتذكر جدالنا معه حول مواقفه السياسية. كنا متحمسين لتذكير جيلٍ كامل بواجبه في المقاومة، لأننا كنا نخشى أن يتخلى عن نضال السابقين. لم نصغِ كما ينبغي إلى دروس ذلك العالم، لكنه كان زمن شبابنا، وكان هو يتعامل مع ذلك بابتسامة. كنا على صواب جزئياً فقط، وكان ينبغي أن نصغي إليه أكثر ونتعلم من علمه.

وها هو يوم 23 أبريل 1976 يأتي ليكسر اندفاعنا الشبابي: عناصر القمع تقف عند الباب بعد أن بحثت عنك في الثانوية. تلت ذلك سنوات من العمل السري في بلدك.

كان هذا المنفى الداخلي معاناة حقيقية، لكنك لم تُظهر يوماً أنك مثقل بشيء. واصلت نشاطك النضالي دون الالتفات إلى الجراح.

نعم، واصلت انخراطك في شبكة نوادي السينما بالمحمدية، واندماجت في شباب الأحياء الشعبية بالعالية.

أتذكر ذلك اليوم، خلال فترة منفي الداخلي أنا أيضاً، حين كنت أتجول في سوق بالدار البيضاء، فوجدتك أمامي متنكرًا كبائع خضار متجول. كنت فعلاً منغرساً وسط الجماهير الشعبية؛ تعرف ظروفهم لأنك كنت تعيشها يومياً: الاستيقاظ باكراً لكسب لقمة العيش، رغم مضايقات القوات المساعدة.

أتذكر يوم 21 يونيو 1981، أو بالأحرى اليوم الذي تلاه. اجتمعت مجموعة صغيرة من المناضلين لتحليل الأحداث والحديث عن الانتفاضة. وكما جرت العادة، برز موقفان:
أحدهما يرى أن الانتفاضة بلا أفق لأنها غير مؤطرة من طرف الطليعة التي كنا نزعم تمثيلها،
والآخر يتساءل عن قدرة هذه الطليعة على الإحساس بالحركة الشعبية.

أتذكر جيداً نظرتك، وخيبة أملك من رؤية مناضلين متمرسين يتحدثون عن ضرورة تنظيم الجماهير وتأطيرها، بينما يرفضون الانخراط في الحركة.

نعم، رأيتك سعيداً، عاشقاً كالمراهق. أتذكر تلك الليلة التي زرنا فيها، نحن الاثنين، والدتنا العزيزة “أمي زبيدة”، بمساعدة رفيقنا الدائم الراحل نجيب. في اليوم التالي، في طريق العودة، رأيت في عينيك فرحة الطفل الذي رأى أمه، لكنني قرأت أيضاً أنها منحتك الإذن لتؤسس أسرة، وتنجب أطفالاً، وتواصل نضالك. كان ذلك قبل أيام قليلة من اختفائك.

مرّت 30 سنة على اختفائك، وأنا اخترت المنفى.

عندما وصلت إلى فرنسا، توقع الكثيرون أن أدلي بشهادتي وأن ألعب دوراً معيناً، وهو ما كان يعني أن أخرج من تحفظي وأرتدي لباس البطل، ممثل العائلة في فرنسا، حامل الاسم. لكنني تذكرت ذلك اليوم الذي كنا نستمع فيه، أنا وأنت ونجيب حبيب، إلى تسجيل “صوت العاصفة”، وهو برنامج إذاعي موجه للمهاجرين المغاربيين من إنتاج حركة العمال العرب. كان ذلك نقطة التحول بالنسبة لي: بدل لعب دور البطل، اخترت الانخراط كلياً في قضايا الهجرة.

عزيزي منتصر،

إذا كنت أكتب لك اليوم هذه السطور، فذلك بطلب من أشخاص أعزاء. لم أسمح لنفسي يوماً بأن أبكيك؛ نعم، لم أستطع أن أبكيك، بل رفضت غيابك، وواصلت الإيمان بحضورك. كل مساء، أعود إليك لأقيّم يومي، كما كنا نفعل حين كنا مهووسين بالنقد والنقد الذاتي.

في سن الثالثة والخمسين، كنت أتمنى أن أتحدث معك عن تفاصيل حياتي اليومية، وأن تكون إلى جانبي لتسدي لي النصيحة في قراراتي المصيرية.

كأنك اخترت الرحيل قبلنا جميعاً، وكأنك تقول لنا: «هل أنتم قادرون على مواصلة الطريق؟»
نعم، كل يوم أنتظر منك إشارة، دليلاً على رفاقتنا، علامة… أنا بحاجة إليها.

نعم، كنت أتمنى أن أعرّفك على أمين، ابن أخيك. عند ولادته قبل 18 سنة، استغرب الكثيرون أنني لم أسمّه منتصر. أولاً، لديك بالفعل ابن أخ يحمل اسمك، وهو جدير به، وهو أحد مفاخر العائلة، عنيد مثلك.

ثم إن أمين يمثل وفاءنا لهذه القصة؛ كثيراً ما يسألني عن العائلة، لكنني لا أجد الكلمات المناسبة لشرح هذه الحياة المؤلمة. هو واعٍ بالواجب، لكنه يبدو وكأنه يحمي نفسه، على عكسنا نحن الاثنين. زوجتي فوزية تدفعني لنقل جزء من هذه الحكاية.

لينا، ابنة أخيك، تبلغ 13 سنة. تذكرني كل يوم بأغنية لأحمد قعبور التي غناها جيلنا كله.

نعم، أنا مؤمن بقوة الروح. لم تكن مثقفاً كبيراً، لكنك كنت قادراً على الغوص في دقة الأمور. شجاعتك ومثابرتك هما بصمتك الحقيقية. رغم نفورك من المناضلين الذين يكثرون من الاقتباسات، كانت هناك واحدة أحببناها، لعباس محمود العقاد:
«كن صادقاً، جديراً بالثقة، لا لأن الناس يستحقون الشرف والصدق، بل لأنك أنت لست بلا قيمة ولا تستحق الخيانة».
وقد أحببت هذه المقولة لسببين: لأنها تعبر عن فكرك، ولأن “عباس” كان اسمك الحركي.

أتذكر ذلك اليوم من يونيو 1982، حين اجتاحت القوات الإسرائيلية لبنان، وقد اخترت تنظيم الدعم للشعب الفلسطيني. أتذكر حين أعطيت شاباً تذكرة للمساهمة، فردّ عليك بأن لديه سبعة فلسطينيين في بيته يتضورون جوعاً؛ فأعطيته خمسة دراهم من جيبك وقلت له: «خذ هذا المبلغ الصغير، إن الفلسطينيين هم من يساعدونك على تحمل بؤس هذا العالم». ثم دار بينكما نقاش طويل. كنت دائماً قريباً من الناس البسطاء.

وإذا كان عليّ أن أختصر ما تركته لنا، فسأترك للشاعر الإسباني أنطونيو ماتشادو التعبير عنه أفضل مني:

لم أسعَ يوماً إلى المجد
ولا رغبت أن تخلّد أغنياتي
في ذاكرة الناس
لكنني أحب العوالم الرقيقة
الهوائية واللطيفة
مثل فقاعات الصابون…




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