كيف جرى توظيف حياة آلاف المهاجرين في مأساة سبتة*Parti du Travail de Belgique حزب العمال البلجيكي
Comment la vie de milliers de migrants a été instrumentalisée dans le drame de Ceuta
Ces 30 et 31 juillet 2026, à Ceuta, plus de 70 êtres humains ont perdu la vie dans les eaux autour de l’enclave espagnole située au nord du Maroc. Des hommes, des femmes, des enfants qui, comme des millions d'autres, avaient fui la misère, le chômage, l'absence d'avenir dans leur pays, et qui ont été utilisés et manipulés dans des jeux de pouvoir cyniques. Depuis plusieurs jours, la polémique fait rage sur les responsabilités des uns et des autres. Que s'est-il passé exactement à Ceuta ?
Mardi 4 août 2026
Ceuta, enclave espagnole héritée de la colonisation, est une petite ville de 80 000 habitants située au nord du Maroc. Poste frontalier stratégique et point de friction géopolitique entre l'Europe et l'Afrique, elle est convoitée par les migrants en quête de passage vers l’Europe. Le jeudi 30 juillet, 60 000 personnes tentent, en moins de 48 heures, de franchir les barbelés et de passer par la mer pour rejoindre Ceuta. Beaucoup d’observateurs s’étonnent de l'absence de réaction des gardes frontières marocains – ainsi que du manque d'anticipation des services de renseignements marocains réputés pour leurs capacités de récolte d’informations. Ce jour-là, les forces espagnoles sont débordées et des milliers de personnes entrent effectivement sur le territoire de Ceuta.
Dans les jours qui suivent, le Maroc rétablit les contrôles et l'Espagne refoule l'immense majorité des migrants à la frontière. Les images tournent en boucle sur les chaînes d’informations et les forces d'extrême droite européennes se déchaînent sur les réseaux sociaux.
Pourquoi cette ruée soudaine vers Ceuta ?
Une décision de la Cour suprême espagnole, rendue le 8 juillet 2026, aurait été le premier déclencheur. Elle stipule que le renvoi immédiat d'un migrant sans procédure administrative préalable ne s'applique pas aux personnes arrivées par voie maritime, mais seulement à celles arrivées par voie terrestre. Concrètement, toutes les personnes qui entrent sur le territoire espagnol par la mer ont droit à une assistance juridique et à ce que leur situation soit « étudiée individuellement ». Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a lui-même expliqué que « cette interprétation s'était répandue comme une traînée de poudre » et avait été exploitée par les réseaux de trafiquants.
Selon les informations du journal espagnol El País, le mouvement a été très organisé. De nombreux Marocains ont vu sur TikTok des vidéos affirmant que « la frontière espagnole était ouverte et qu'on pouvait traverser sans papiers ». Des bots ont relayé les messages sur les réseaux sociaux pour les rendre viraux. D’autres messages, aujourd’hui disparus, indiquaient où acheter des combinaisons de plongée, des palmes, des masques et des sacs étanches pour les documents et les téléphones. Des captures d’écran de Google Maps montraient quelles sections de la plage de Ceuta étaient moins surveillées par la police.
Des vidéos circulent également, qui semblent montrer des membres des forces de l’ordre marocaines faisant descendre de jeunes Marocains de camions, juste à côté de la frontière. À côté du rôle des réseaux de trafiquants d’êtres humains se pose la question du rôle des autorités marocaines, d’autant plus que les garde-frontières étaient absents du côté marocain ces jours-là. L’origine exacte des campagnes sur les réseaux sociaux reste à déterminer.
Un drame sur fond de tensions et de contradictions plus larges
Pour tenter de comprendre ce qui s’est passé à Ceuta, il faut adopter un point de vue plus large, tenir compte de toutes les contradictions, de tous les conflits et de tous les enjeux géopolitiques liés à la relation entre l’Espagne et le Maroc, ainsi qu’à la situation de l’enclave de Ceuta.
1. Tensions entre le Maroc et l'Espagne à propos du Sahara Occidental
Beaucoup évoquent la visite de Pedro Sánchez à Alger le 20 juillet dernier comme l’une des causes de la colère des autorités marocaines. Il s’agit effectivement de la première visite en quatre ans d’un chef du gouvernement espagnol, concrétisant un réchauffement des relations avec l’Algérie après plusieurs années de tensions sur la question du Sahara occidental. Il s’agit d’un sujet tendu entre le Maroc et l’Algérie depuis très longtemps, l’Algérie soutenant l’indépendance du Sahara occidental, tandis que le Maroc revendique sa souveraineté sur la région. Les positions de l’Espagne n’ont pas toujours plu au Maroc. Outre sa visite à Alger, l’Espagne a également décidé, le 23 juillet dernier, de faciliter l’octroi de la nationalité espagnole aux Sahraouis nés sous l’administration coloniale espagnole avant 1976, ce qui n’a pas plu à Rabat.
L'hypothèse d'une « arme migratoire » utilisée par Rabat en rétorsion est plausible, car il existe un précédent. En 2021, plus de 8 000 personnes avaient traversé la frontière du Maroc vers Ceuta en deux jours, après un relâchement des contrôles par Rabat, sur fond de crise diplomatique autour de l'accueil, en Espagne, du chef du Front Polisario (le front d’indépendance Sahraoui), qui devait y être soigné. C’était la dernière arrivée massive avant celle du 30 juillet dernier.
2. Washington et Netanyahou en arrière-plan
Cette crise ne se réduit pas au contentieux bilatéral, mais s'inscrit dans un jeu d'échecs mondial où se conjuguent plusieurs contradictions, et où l'Espagne apparaît comme une voix dissonante dans le concert atlantiste.
À plusieurs reprises, le gouvernement espagnol actuel s’est opposé aux États-Unis et à Israël en adoptant des positions divergentes de celles du reste de l’establishment européen. Depuis le début de la guerre à Gaza, l’Espagne est l’un des pays européens les plus critiques envers Israël. Le gouvernement de Pedro Sánchez a reconnu l’État de Palestine en mai 2024, a accusé Israël de « génocide » à Gaza et a rappelé son ambassadeur en Israël. En juillet 2026, Madrid a imposé un embargo total sur les armes à destination d’Israël, interdit les livraisons de carburant militaire et restreint l’accès de ses ports et de son espace aérien aux navires et avions transportant du matériel de guerre à destination de l’État hébreu. Le gouvernement espagnol a même proposé à l’Union européenne de rompre l’accord d’association avec Israël.
De même, lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran en mars 2026, Sánchez a fermé l’espace aérien espagnol aux avions américains participant à l’opération. Dans une déclaration solennelle, le chef du gouvernement espagnol a résumé sa position en quatre mots : « Non à la guerre. »
Au sein de l’Otan également, l’Espagne est aujourd’hui l’une des seules voix discordantes. En effet, Pedro Sánchezest le seul dirigeant européen à s’être ouvertement opposé à la « norme Trump » d’augmentation des dépenses militaires à 5 % du PIB. Le président Trump a d’ailleurs dénoncé une Espagne qui « a été très mauvaise » pour l'Otan et les États-Unis.
Le Maroc a choisi une trajectoire radicalement différente. Depuis les accords d’Abraham signés en 2020 avec les États-Unis et Israël, Rabat assume pleinement son rôle d’allié stratégique de Washington et de Tel-Aviv. Ces accords prévoient la normalisation des relations avec Israël, officialisée en contrepartie d’accords économiques et de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Ils ont ouvert la voie à une coopération militaire et sécuritaire sans précédent. Les deux pays ont signé, en novembre 2021, un premier accord de coopération militaire, et les achats d’armes et d’équipements marocains auprès d’Israël ont atteint environ deux milliards de dollars depuis lors. Israël représente désormais 11 % des importations marocaines dans le domaine de la défense.
Cette alliance s'est encore renforcée en 2026. Le Maroc fait partie des pays qui soutiennent l’initiative du soi-disant « Conseil de la Paix » de Trump et qui l’ont financé. Le 15 juillet, le Maroc a signé l'accord-cadre pour participer à la Force de stabilisation internationale à Gaza organisée par ce fameux Conseil, devenant la première nation arabe à engager des « boots on the ground » (troupes au sol) dans l'enclave palestinienne. Rabat prévoit d'y déployer des officiers supérieurs, des membres de la gendarmerie et des policiers, ainsi qu'un hôpital militaire de campagne.
La décision du roi Mohammed VI, il y a quelques jours, de baptiser « autoroute Donald J. Trump » une autoroute de 1 000 kilomètres reliant le sud du Maroc à Dakhla, au Sahara occidental, est la cerise sur le gâteau. L'ouvrage, qualifié de « plus longue infrastructure routière de toute l'Afrique », est un symbole éclatant de l'alignement marocain sur Washington.
Cette alliance stratégique place Rabat dans une position de force. L'affaiblissement de l'Espagne, perçue comme trop critique envers Israël, et trop indépendante vis-à-vis de Washington, est un bénéfice collatéral pour cet axe. Pour les États-Unis et Israël, une Espagne fragilisée est une voix critique en moins contre leur politique. Pour toute une série de dirigeants européens aussi, cette crise est l’occasion de faire rentrer l’Espagne dans le rang, de lui faire payer son opposition sur une série de dossiers et de démontrer qu’il n’y a pas d’alternative à la voie suivie par l’establishment européen.
3. La question migratoire instrumentalisée par l'extrême droite internationale
L'Espagne a récemment proposé une régularisation massive de 500 000 sans-papiers. Il s'agit pour l'essentiel de travailleuses et de travailleurs qui vivent et travaillent déjà en Espagne. Cette mesure permet de lutter contre le dumping social en sortant ces personnes de la précarité et de l'exploitation, alors que des secteurs entiers de l'économie espagnole dépendent de leur main-d'œuvre. Cette politique, qui va à rebrousse-poil de leur message, irrite l’extrême droite aux niveaux européen et international. Toute l’extrême droite s’en donne à cœur joie, de Vox au Rassemblement national, en passant par Giorgia Meloni et Donald Trump. Ses représentants n’hésitent pas à mentir, faisant comme si les événements de Ceuta étaient la conséquence de cette régularisation, ou comme si des dizaines de milliers de migrants allaient envahir tous les pays européens.
En Belgique, des partis comme le Vlaams Belang, la N-VA ou le MR reprennent allègrement ce message. Georges-Louis Bouchez a publié une photo de lui souriant devant les images des migrants à Ceuta, alors même que 72 personnes venaient de mourir noyées. Ce mépris affiché pour des vies humaines, transformées en accessoires de campagne politique mensongère, en dit long sur la brutalité de certaines franges de la droite européenne et sur le chemin qu'elles prennent.
Une vingtaine de pays européens, dont l'Italie et l'Allemagne, ont adressé dans un premier temps une lettre à Bruxelles pour faire pression sur l'Espagne, liant la crise à sa politique de régularisation. Les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union européenne se sont réunis ce mardi 4 août en visioconférence pour échanger sur la situation à Ceuta et sur les tensions diplomatiques qui s’en sont suivies. Le gouvernement italien de Meloni avait appelé à suspendre l’Espagne de l’espace Schengen de libre circulation au sein de l’Union européenne (une proposition reprise notamment chez nous par le MR), alors même que l’enclave de Ceuta n’en fait pas partie. Le gouvernement belge, même s’il est traversé par des divergences en interne, avait aussi tenu un langage dur contre l'Espagne dans un premier temps.
Toute cette agitation sert aussi les États-Unis, dans leur stratégie de division de l’Union européenne : un conflit frontalier entre l’Espagne et le Maroc, c'est une crise diplomatique interne qui divise Bruxelles, affaiblit l'Europe du Sud et nourrit le repli nationaliste.
L'extrême droite surfe sur la mort de dizaines d’êtres humains. Elle hurle à « l'invasion » alors que c’est elle-même qui, par ses politiques racistes, par son soutien aux régimes autoritaires, par son soutien au pillage impérialiste des pays africains, crée les conditions de ces drames. Des figures comme l'eurodéputé Alvise Pérez, le groupe néonazi Núcleo Nacional ou l'agitateur Vito Quiles, ont débarqué à Ceuta pour y semer la haine.
4. L'enjeu du contrôle d'une zone clef pour l'accès à la Méditerranée
Large de seulement 14 kilomètres à son point le plus étroit, le détroit de Gibraltar est l’unique porte d’entrée entre l'Atlantique et la Méditerranée, et donc un verrou stratégique de premier ordre. Chaque année, plus de 100 000 navires y passent, transportant une part considérable du commerce mondial et du pétrole à destination de l'Europe.
Pour l'Espagne, tenir Ceuta, c'est contrôler ce passage obligé et affirmer sa souveraineté sur un point névralgique. Pour le Maroc, la présence espagnole à Ceuta et à Melilla fait partie d’un contentieux colonial jamais refermé. Gibraltar, occupé par les Britanniques depuis 1704, en rajoute une couche à ces tensions historiques.
Dans un monde où le contrôle des routes maritimes constitue un enjeu de puissance (comme le montre actuellement la situation dans le détroit d’Ormuz), le contrôle de ce détroit devient encore plus stratégique. En 2002, le petit îlot Persil, près de Ceuta, a failli provoquer un affrontement militaire entre l'Espagne et le Maroc.
Derrière les images chocs et les polémiques xénophobes se cachent donc toute une série d’enjeux politiques et d’intérêts géopolitiques.
Ce n'est pas une crise migratoire spontanée
Toute la lumière doit encore être faite sur le rôle exact joué par les uns et les autres dans cette affaire. Mais une série d’éléments permettent de penser qu’il ne s’agit pas d’une crise migratoire spontanée. Et, en tout cas, que celle-ci a été directement instrumentalisée au profit d'agendas et d'intérêts précis. Comme on l’a vu ailleurs, des populations appauvries sont utilisées comme des armes dans des conflits entre puissances et comme du carburant pour la propagande de l’extrême droite.
Mais il y a une lueur dans ce chaos. Alors que Vox et d’autres groupes d’extrême droite espagnols ont tenté de venir à Ceuta pour organiser un rassemblement xénophobe, les habitants de la ville ont massivement tourné le dos à cette mascarade. Des Ceutans — des gens qui vivent au quotidien avec leurs voisins marocains — ont refusé d’être les figurants de ce spectacle de haine. Des musulmans, des chrétiens, des juifs et des hindous — les quatre cultures de Ceuta — se sont réunis pour crier « Ceuta unida, no dividida ». Le dirigeant d’extrême droite Alvise Pérez a dû être évacué sous escorte policière, poursuivi par des citoyens qui lui hurlaient : « Ne profitez pas de la situation ! » et « Si vous êtes islamophobes, vous n’avez pas votre place ici. »
Comme le résumait Nuhayla, une habitante de Ceuta : « Ce dont nous n’avons pas besoin, c’est qu’on vienne de l’extérieur pour nous représenter. » Ils ont dit non au racisme, non à l’instrumentalisation de ce qu’ils ont vécu et non à l’extrême droite.
كيف جرى توظيف حياة آلاف المهاجرين في مأساة سبتة
في يومي 30 و31 يوليوز 2026، فقد أكثر من 70 إنسانًا حياتهم في المياه المحيطة بمدينة سبتة، الجيب الإسباني الواقع شمال المغرب. رجال ونساء وأطفال، مثل ملايين غيرهم، فروا من الفقر والبطالة وانعدام الأفق في بلدانهم، ليجدوا أنفسهم أدوات في ألعاب سلطة لا إنسانية وقائمة على الحسابات السياسية الباردة.
ومنذ أيام، يحتدم الجدل حول مسؤولية مختلف الأطراف. فماذا حدث بالضبط في سبتة؟
الثلاثاء 4 غشت 2026
تُعد سبتة، وهي جيب إسباني موروث عن الحقبة الاستعمارية، مدينة صغيرة يبلغ عدد سكانها نحو 80 ألف نسمة وتقع في أقصى شمال المغرب. وتمثل معبرًا حدوديًا استراتيجيًا ونقطة احتكاك جيوسياسي بين أوروبا وإفريقيا، كما تُعد مقصدًا للمهاجرين الساعين إلى الوصول إلى أوروبا.
ففي يوم الخميس 30 يوليوز، حاول نحو 60 ألف شخص، خلال أقل من 48 ساعة، اجتياز الأسلاك الشائكة أو العبور بحرًا إلى سبتة. وقد أثار غياب رد فعل حرس الحدود المغاربة استغراب العديد من المراقبين، كما أثار تساؤلات بشأن عدم استباق أجهزة الاستخبارات المغربية، المعروفة بقدراتها العالية في جمع المعلومات، لهذا الحدث.
وفي ذلك اليوم، وجدت القوات الإسبانية نفسها عاجزة عن احتواء الوضع، وتمكن آلاف الأشخاص بالفعل من دخول أراضي سبتة.
وخلال الأيام التالية، أعاد المغرب فرض الرقابة على الحدود، بينما قامت إسبانيا بإعادة الغالبية الساحقة من المهاجرين إلى الحدود. وانتشرت صور الأحداث باستمرار على القنوات الإخبارية، في حين شنت قوى اليمين المتطرف الأوروبية حملات واسعة على شبكات التواصل الاجتماعي.
لماذا حدث هذا الاندفاع المفاجئ نحو سبتة؟
يرى كثيرون أن الشرارة الأولى كانت قرارًا أصدرته المحكمة العليا الإسبانية في 8 يوليوز 2026، نصّ على أن الإعادة الفورية للمهاجرين دون مسطرة إدارية مسبقة لا تنطبق على الأشخاص الذين يصلون عبر البحر، وإنما فقط على الذين يدخلون برًا.
وبشكل عملي، فإن كل شخص يصل إلى الأراضي الإسبانية بحرًا يحق له الحصول على مساعدة قانونية، وأن تُدرس وضعيته «بشكل فردي».
وقد صرح رئيس الوزراء الإسباني بيدرو سانشيز بأن «هذا التفسير انتشر بسرعة البرق»، واستغلته شبكات تهريب البشر.
وبحسب صحيفة El País الإسبانية، فإن التحرك كان منظمًا إلى حد بعيد. فقد شاهد العديد من المغاربة على TikTok مقاطع فيديو تزعم أن «الحدود الإسبانية مفتوحة، ويمكن عبورها دون وثائق». كما ساهمت حسابات آلية (Bots) في نشر هذه الرسائل على نطاق واسع.
وتضمنت رسائل أخرى، حُذفت لاحقًا، إرشادات حول أماكن شراء بدلات الغوص والزعانف والأقنعة والحقائب المقاومة للماء لحفظ الوثائق والهواتف. كما نُشرت صور من Google Maps تُظهر أجزاء من شواطئ سبتة تقل فيها مراقبة الشرطة.
كما تداولت مواقع التواصل مقاطع فيديو يُعتقد أنها تُظهر عناصر من قوات الأمن المغربية وهم ينزلون شبانًا مغاربة من شاحنات قرب الحدود مباشرة.
وإلى جانب دور شبكات تهريب البشر، برزت تساؤلات حول دور السلطات المغربية، خاصة في ظل غياب حرس الحدود في الجانب المغربي خلال تلك الأيام. ولا يزال المصدر الحقيقي للحملات التي انتشرت عبر وسائل التواصل الاجتماعي غير معروف حتى الآن.
مأساة في سياق توترات وتناقضات أوسع
لفهم ما جرى في سبتة، لا بد من النظر إلى الصورة الأشمل، وأخذ جميع التناقضات والصراعات والمصالح الجيوسياسية المرتبطة بالعلاقات بين المغرب وإسبانيا، وكذلك بوضعية مدينة سبتة، بعين الاعتبار.
1. التوتر بين المغرب وإسبانيا حول الصحراء الغربية
يربط كثيرون الأحداث بزيارة بيدرو سانشيز إلى الجزائر في 20 يوليوز، والتي اعتُبرت أحد أسباب غضب السلطات المغربية.
فقد كانت تلك أول زيارة لرئيس حكومة إسباني إلى الجزائر منذ أربع سنوات، وجسدت تحسنًا في العلاقات بين البلدين بعد سنوات من التوتر بسبب قضية الصحراء الغربية.
وتُعد هذه القضية من أبرز أسباب الخلاف بين المغرب والجزائر؛ إذ تدعم الجزائر استقلال الصحراء الغربية، بينما يؤكد المغرب سيادته عليها.
ولم تكن مواقف إسبانيا دائمًا محل رضا الرباط. فإضافة إلى زيارة سانشيز للجزائر، قررت إسبانيا في 23 يوليوز تسهيل منح الجنسية الإسبانية للصحراويين الذين وُلدوا خلال فترة الإدارة الاستعمارية الإسبانية قبل سنة 1976، وهو قرار لم يلق ترحيبًا لدى المغرب.
وتبدو فرضية استخدام «سلاح الهجرة» من طرف الرباط كورقة ضغط أمرًا واردًا، خاصة أن لها سابقة مشابهة. ففي سنة 2021، عبر أكثر من 8000 شخص الحدود من المغرب نحو سبتة خلال يومين، بعد تخفيف السلطات المغربية للرقابة الحدودية، على خلفية الأزمة الدبلوماسية التي نشبت إثر استقبال إسبانيا لزعيم جبهة البوليساريو من أجل العلاج.
وكانت تلك أكبر موجة عبور جماعي قبل أحداث 30 يوليوز 2026.
2. واشنطن ونتنياهو في خلفية المشهد
لا تقتصر هذه الأزمة على الخلاف الثنائي بين المغرب وإسبانيا، بل تندرج ضمن صراع جيوسياسي عالمي تتداخل فيه عدة تناقضات، حيث تبدو إسبانيا صوتًا مختلفًا داخل المعسكر الأطلسي.
ففي مناسبات عديدة، اتخذت الحكومة الإسبانية الحالية مواقف تخالف مواقف الولايات المتحدة وإسرائيل، بل وحتى جزءًا كبيرًا من المؤسسة السياسية الأوروبية.
ومنذ اندلاع الحرب على غزة، تُعد إسبانيا من أكثر الدول الأوروبية انتقادًا لإسرائيل. فقد اعترفت حكومة بيدرو سانشيز بدولة فلسطين في مايو/أيار 2024، واتهمت إسرائيل بارتكاب «إبادة جماعية» في غزة، كما استدعت سفيرها من تل أبيب.
وفي يوليو/تموز 2026، فرضت مدريد حظرًا كاملًا على تصدير الأسلحة إلى إسرائيل، ومنعت تزويدها بالوقود العسكري، وقيّدت استخدام موانئها ومجالها الجوي من قبل السفن والطائرات التي تنقل معدات عسكرية إلى إسرائيل. كما اقترحت على الاتحاد الأوروبي تعليق اتفاقية الشراكة مع إسرائيل.
وبالمثل، عندما هاجمت الولايات المتحدة وإسرائيل إيران في مارس/آذار 2026، أغلقت الحكومة الإسبانية مجالها الجوي أمام الطائرات الأمريكية المشاركة في العملية. وفي خطاب رسمي، لخّص بيدرو سانشيز موقفه بأربع كلمات:
«لا للحرب.»
كما تُعد إسبانيا داخل حلف شمال الأطلسي (الناتو) واحدة من الأصوات القليلة المعارضة لزيادة الإنفاق العسكري إلى 5% من الناتج المحلي الإجمالي، وهو ما عُرف إعلاميًا بـ«معيار ترامب». وكان الرئيس الأمريكي دونالد ترامب قد انتقد إسبانيا واعتبر أنها «كانت سيئة جدًا» بالنسبة للناتو والولايات المتحدة.
في المقابل، اختار المغرب مسارًا مختلفًا تمامًا. فمنذ توقيع اتفاقيات أبراهام سنة 2020 مع الولايات المتحدة وإسرائيل، أصبح يعلن بوضوح تحالفه الاستراتيجي مع واشنطن وتل أبيب.
وقد نصت تلك الاتفاقيات على تطبيع العلاقات مع إسرائيل، مقابل اتفاقيات اقتصادية واعتراف أمريكي بسيادة المغرب على الصحراء الغربية، كما فتحت الباب أمام تعاون عسكري وأمني غير مسبوق.
وفي نوفمبر/تشرين الثاني 2021، وقع البلدان أول اتفاق للتعاون العسكري، وبلغت مشتريات المغرب من الأسلحة والمعدات الإسرائيلية منذ ذلك الحين حوالي ملياري دولار، وأصبحت إسرائيل تمثل نحو 11% من واردات المغرب في مجال الدفاع.
وبحسب كاتب المقال، تعزز هذا التحالف أكثر خلال سنة 2026.
ويشير إلى أن المغرب انضم إلى الدول الداعمة لما يسمى «مجلس السلام» الذي اقترحه الرئيس الأمريكي دونالد ترامب وساهم في تمويله.
كما وقّع المغرب في 15 يوليوز 2026 اتفاقًا إطارًا للمشاركة في قوة دولية لتحقيق الاستقرار في غزة، ليصبح – وفق الكاتب – أول دولة عربية توافق على إرسال قوات ميدانية («Boots on the ground») إلى القطاع، مع التخطيط لإرسال ضباط كبار وعناصر من الدرك والشرطة ومستشفى عسكري ميداني.
ويضيف الكاتب أن قرار الملك محمد السادس إطلاق اسم «طريق دونالد ج. ترامب السريع» على طريق يمتد لنحو ألف كيلومتر ويربط جنوب المغرب بمدينة الداخلة في الصحراء الغربية، يمثل رمزًا إضافيًا لهذا التقارب مع واشنطن.
ويرى المقال أن هذا التحالف يمنح المغرب موقعًا قويًا، وأن إضعاف إسبانيا، التي تُعتبر أكثر استقلالًا وانتقادًا لإسرائيل والولايات المتحدة، يصب في مصلحة هذا المحور.
فمن وجهة نظر الكاتب، فإن الولايات المتحدة وإسرائيل تستفيدان من إضعاف صوت إسبانيا المعارض، كما تستغل بعض القيادات الأوروبية هذه الأزمة للضغط على مدريد بسبب مواقفها المخالفة في عدد من الملفات، وإظهار أنه لا بديل عن النهج الذي تتبناه المؤسسات الأوروبية التقليدية.
3. قضية الهجرة في خدمة اليمين المتطرف الدولي
يشير المقال إلى أن إسبانيا اقترحت مؤخرًا تسوية أوضاع نحو 500 ألف مهاجر غير نظامي.
ويوضح أن هؤلاء هم، في معظمهم، عمال وعاملات يعيشون ويعملون بالفعل داخل إسبانيا، وأن هذه الخطوة تهدف إلى الحد من الاستغلال الاجتماعي ومكافحة العمل غير المصرح به، في وقت تعتمد فيه قطاعات واسعة من الاقتصاد الإسباني على هذه اليد العاملة.
ويرى الكاتب أن هذه السياسة أثارت غضب أحزاب اليمين المتطرف في أوروبا وخارجها، لأنها تتعارض مع خطابها السياسي.
فقد استغلت قوى اليمين المتطرف، من حزب فوكس (Vox) الإسباني إلى التجمع الوطني الفرنسي، مرورًا برئيسة الوزراء الإيطالية جورجيا ميلوني والرئيس الأمريكي دونالد ترامب، أحداث سبتة لتوجيه انتقاداتها إلى الحكومة الإسبانية.
ويتهمها الكاتب بنشر معلومات مضللة، من خلال الإيحاء بأن ما حدث في سبتة هو نتيجة مباشرة لسياسة تسوية أوضاع المهاجرين، أو الزعم بأن عشرات الآلاف من المهاجرين سيغزون جميع الدول الأوروبية.
وفي بلجيكا، يتهم المقال أحزابًا مثل فلامس بيلانغ (Vlaams Belang) والتحالف الفلمنكي الجديد (N-VA) والحركة الإصلاحية (MR) بتبني الخطاب نفسه.
كما ينتقد رئيس حزب الحركة الإصلاحية جورج-لويس بوشيه لأنه نشر صورة له مبتسمًا أمام صور المهاجرين في سبتة، بينما كان 72 شخصًا قد لقوا مصرعهم غرقًا.
ويرى الكاتب أن هذا التصرف يعكس احتقارًا لحياة البشر وتحويل مأساتهم إلى وسيلة للدعاية السياسية.
ويضيف أن نحو عشرين دولة أوروبية، من بينها إيطاليا وألمانيا، وجهت في البداية رسالة إلى المفوضية الأوروبية تضغط فيها على إسبانيا، معتبرة أن الأزمة مرتبطة بسياسة تسوية أوضاع المهاجرين.
وفي 4 غشت 2026، عقد وزراء داخلية دول الاتحاد الأوروبي اجتماعًا عبر تقنية الفيديو لمناقشة أزمة سبتة وما تبعها من توترات دبلوماسية.
ويشير المقال إلى أن حكومة جورجيا ميلوني دعت إلى تعليق عضوية إسبانيا في فضاء شنغن، رغم أن مدينة سبتة نفسها ليست جزءًا من هذا الفضاء، وأن بعض الأحزاب البلجيكية تبنت الطرح نفسه.
ويعتبر الكاتب أن هذه الأزمة تخدم أيضًا الاستراتيجية الأمريكية القائمة على تعميق الانقسامات داخل الاتحاد الأوروبي، لأن أي نزاع حدودي بين المغرب وإسبانيا يضعف التماسك الأوروبي ويغذي النزعات القومية.
ويختتم هذا الجزء بالقول إن اليمين المتطرف يستغل وفاة عشرات الأشخاص ليتحدث عن «غزو» للمهاجرين، بينما يرى الكاتب أن سياسات هذا التيار، ودعمه لأنظمة استبدادية، وتأييده لما يسميه «النهب الإمبريالي» للدول الإفريقية، هي من الأسباب التي تدفع الناس أصلًا إلى الهجرة.
كما يذكر أسماء شخصيات مثل عضو البرلمان الأوروبي ألفيسي بيريز (Alvise Pérez)، وجماعة Núcleo Nacional اليمينية المتطرفة، والناشط فيتو كيليس (Vito Quiles)، الذين توجهوا إلى سبتة – بحسب المقال – لإثارة الكراهية.
4. أهمية السيطرة على منطقة استراتيجية للدخول إلى البحر الأبيض المتوسط
يؤكد المقال أن مضيق جبل طارق، الذي لا يتجاوز عرضه 14 كيلومترًا في أضيق نقطة، يمثل المنفذ الوحيد بين المحيط الأطلسي والبحر الأبيض المتوسط، ولذلك يُعد أحد أهم الممرات البحرية الاستراتيجية في العالم.
ويعبر المضيق سنويًا أكثر من 100 ألف سفينة تنقل جزءًا كبيرًا من التجارة العالمية ومن شحنات النفط المتجهة إلى أوروبا.
ومن هذا المنطلق، يرى الكاتب أن احتفاظ إسبانيا بمدينة سبتة يعني السيطرة على نقطة استراتيجية وإثبات سيادتها على ممر حيوي.
أما بالنسبة للمغرب، فإن استمرار الوجود الإسباني في سبتة ومليلية يمثل، في نظره، بقايا قضية استعمارية لم تُحسم بعد.
ويضيف أن وجود بريطانيا في جبل طارق منذ سنة 1704 يزيد من تعقيد هذه التوترات التاريخية.
كما يشير إلى أن السيطرة على الممرات البحرية أصبحت أكثر أهمية في ظل الأوضاع الدولية الراهنة، مستشهدًا بالتوترات في مضيق هرمز.
ويذكّر أيضًا بأن جزيرة ليلى (بيريخيل) الصغيرة، القريبة من سبتة، كادت سنة 2002 أن تتسبب في مواجهة عسكرية بين المغرب وإسبانيا.
ويخلص الكاتب إلى أن ما يبدو في الظاهر أزمة هجرة يخفي وراءه صراعات سياسية ومصالح جيوسياسية أوسع.
ليست أزمة هجرة عفوية
يختتم الكاتب مقاله بالتأكيد على أن جميع ملابسات هذه القضية لم تتضح بعد، وأنه لا يزال من الضروري كشف الدور الدقيق الذي لعبه مختلف الأطراف.
غير أنه يرى أن مجموعة من المؤشرات تسمح بالاعتقاد بأن ما جرى لم يكن أزمة هجرة عفوية، بل إن هذه الأزمة استُخدمت بصورة مباشرة لخدمة أجندات ومصالح سياسية وجيوسياسية محددة.
ويضيف أنه، كما حدث في مناطق أخرى، جرى استخدام السكان الذين دفعتهم الظروف الاقتصادية الصعبة إلى الهجرة كأداة في الصراعات بين الدول، وكوسيلة لتغذية دعاية اليمين المتطرف.
بارقة أمل وسط الفوضى
ورغم هذا المشهد القاتم، يرى الكاتب أن هناك جانبًا إيجابيًا.
فعندما حاول حزب فوكس الإسباني، إلى جانب مجموعات أخرى من اليمين المتطرف، تنظيم تجمع ذي طابع معادٍ للمهاجرين في سبتة، رفض عدد كبير من سكان المدينة المشاركة فيه.
ويؤكد أن سكان سبتة، الذين يعيشون يوميًا مع جيرانهم المغاربة، رفضوا أن يتحولوا إلى أدوات في ما وصفه بـ«مسرحية الكراهية».
واجتمع المسلمون والمسيحيون واليهود والهندوس، الذين يمثلون المكونات الدينية والثقافية الرئيسية في المدينة، ورددوا شعار:
«سبتة موحدة، لا منقسمة»
(Ceuta unida, no dividida).
ويذكر المقال أن السياسي اليميني المتطرف ألفيسي بيريز اضطر إلى مغادرة المكان تحت حماية الشرطة، بعدما لاحقه عدد من المواطنين وهم يهتفون:
«لا تستغلوا الوضع!»
و
«إذا كنتم معادين للإسلام، فلا مكان لكم هنا.»
ويختتم المقال باقتباس من نُهيلى، وهي إحدى سكان سبتة، قالت فيه:
«ما لا نحتاج إليه هو أن يأتي أشخاص من الخارج ليتحدثوا باسمنا.»
ويعتبر الكاتب أن سكان المدينة وجّهوا ثلاث رسائل واضحة:
- لا للعنصرية.
- لا لاستغلال المأساة التي عاشوها لأغراض سياسية.
- لا لليمين المتطرف.
تعليق للرفيق سعيد العمراني
اجزم ان المسؤولين المغاربة بارعون في اتباع استراتيجية الصمت القاتل في تدبير الازمات وهذه هي بعض الامثلة:
اولا: حراك الريف، صمت مطبق استمر سبعة اشهر، وعندما نطقوا اعدموا الاف من الشباب باحكام قاسية ظالمة، وصلت 20 سنة سجنا نافذا، والتهم كانت جاهزة في دهاليز الغرف المظلمة.
ثانيا: التطبيع مع الكيان وابادة الغزاويين: شهدت كل المدن المغربية مسيرات واحتجاجات ضخمة شارك فيها الالاف ان لم اقول الملايين، لكن النظام "بقا داير عين ميكة"، وواصل انزال التطبيع في كل شيء ثقافيا، امنيا ، عسكريا وتكنولوجيا وحتى زراعيا، ولازال مصرا في الذهاب بعيدا في هذا المسار، وحتى ان انتفض الشعب المغربي كله.
ثالثا: "لحريك" نحو سبتة السليبة
في حدث ماساوي، اعتقد لم يسبق للبشرية ان عرفت هروب 72 الف مواطن من وطنها في غضون 24 ساعة . انه حدث ماساوي، توفي فيه اكثر من 70 مواطن مغربي (على الاقل)، وتحدث عنه اغلب دول العالم، وكبريات وسائل الاعلام الدولية، وخلق ازمة في اوروبا، كادث ان توقف العمل باتفاقية شينغن، واجتمع وزراء الداخلية والهجرة بالاتحاد الاروبي لترميم الوضع ومعالجة الموضوع، وتكلم رئيس اكبر دولة في العالم (ترامب) في الموضوع، والمجرم ناتانياهو ووزراءه الفاشيين (بن غافير) ودبلوماسييه، ورئيس الارجنتين الفاشي... الخ.
ومع ذلك، فرغم كل هذا الضجيج /الازمة فلم تكلف الدولة المغربية سوى اصدار بيان (ناشف)، لا يتضمن لا تعزية ولا الاسباب ، ولا الغايات ولا كيف وقع، ولا لماذا، ومتى ، ونوعية الاستراتيجيات لمعالجة الوضع قانونيا، اجتماعيا، اقتصاديا وسياسيا....الخ.... انه صمت القبور يا سادة!!!!!
خلاصة القول : "ايوا باز ليماكوم اوصافى"، لكن تاكدوا ان استراتيجية الصمت واللامبالاة قد تنفعكم مرات، لكن لا تنجح دائما.
المهم استمروا في غيكم وفي صمتكم، و استراتيجياتكم القاتلة وكمموا الافواه، وهيئوا انتخاباتكم المحسومة النتائج سلفا. انتخابات (ان بقي الوضع كما هو عليه) فلا معنى ولا ذوق ولا طعم لها امام كل هذا الدمار الهائل، وعينوا من شئتم وكما شئتم من الوزراء، وعينوا "رئيس حزب كرة القدم" كرئيس للحكومة المحكومة، لكن تاكدوا من شيء واحد، وهو انكم خسرتم ثقة الشعب فيكم، وان كنتم تقولون العكس افتحوا الحدود من جديد لمدة اسبوع واحد فقط وسترون حجم الكارثة.
سعيد العمراني
بروكسيل بتاريخ 6 غشت 2026


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